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mercredi 29 août 2012

Le Journal de Carrie, Candace Bushnell

Quatrième de couverture
Carrie a 17 ans, elle porte des gogo boots vintage, ses copines la trouvent fabuleuse, elle rêve d'être écrivain, elle a son premier coup de foudre, elle customise son sac avec du vernis rose...
Et demain, elle sera Carrie Bradshaw, la reine de New York.

Mon avis
Pour un journal, j'ai été assez surprise par la forme: c'est écrit au présent, il n'y a pas de dates... Mais dès qu'on a compris que certains paragraphes marquent un changement de lieu et de temps. C'est écrit au "je", normal.
Le style est simple, constant, même si il change un peu quelques fois pour "illustrer" l'humeur du personnage.
J'ai lu le livre sans jamais avoir regardé "Sex and the city" (Carrie Bradshaw en est le personnage principal). Ce livre raconte son année de terminale, et je l'ai lu comme une simple histoire d'adolescente. 
Il y a quelques rebondissements, mais je trouve qu'ils ne passent pas très bien: l'émotion n'est pas très bien transmise. Je ne sais pas si l'auteure les amène trop brutalement ou pas assez, mais il y a quelque chose qui les amoindrit.
C'était quand même une bonne lecture, rafraîchissante. Et puis j'aime vivre les histoires d'adolescentes par procuration, même si c'était pas tout à fait ça...

Ma note: 11/20

lundi 7 mai 2012

L'attrape-coeurs - J.D. Salinger


Quatrième de couverture
Phénomène littéraire sans équivalent depuis les années 50, J.D.Salinger reste le plus mystérieux des écrivains contemporains et son chef d'oeuvre, "L'attrape-coeurs", roman de l'adolescence le plus lu du monde entier, est l'histoire d'une fugue, celle d'un garçon de la bourgeoisie new-yorkaise chassé de son collège trois jours avant Noël, qui n'ose pas rentrer chez lui et affronter ses parents.
Trois jours de vagabondage et d'aventures cocasses, sordides ou émouvantes, d'incertitude et d'anxiété, à la recherche de soi-même et des autres.L'histoire éternelle d'un gosse perdu qui cherche des raisons de vivre dans un monde hostile et corrompu.


Mon avis
J'ai détesté le début. En lisant les premières pages, je me suis demandé comment on pouvait même penser à considérer ce livre comme de la littérature: trop vulgaire, trop familier, trop "langage parlé". Heureusement, je me suis accrochée (je suis très têtue !) et j'ai découvert qu'en s'y habituant, cette écriture est très agréable. L'écriture à la première personne du singulier conjuguée à cette familiarité m'a d'abord donné l'impression de quelqu'un qui me racontait sa vie, et ensuite j'ai carrément eu l'impression que c'est moi qui parlait, que je vivais tout ça. Très prenant. Un style très moderne mais en même temps quelques expressions un peu désuètes qui s'y glissaient (le livre ayant été écrit dans les années 50...)
C'est assez étrange, Holden a parfois des réflexions très singulières dans lesquelles je ne me retrouvais pas. Il avait souvent l'air d'un petit gosse de riche qui veut se rebeller en n'étant d'accord avec rien, en dénigrant tout ou presque. Et pourtant on y perçoit une certaine intelligence et une certaine profondeur. Bien sûr, il m'est aussi arrivé de me reconnaître dans ce qu'il disait.
Le tout se finit en queue de poisson, on ne sait pas su tout ce qui arrive ensuite. Holden nous mène pendant trois jours dans les rues de New-York. Trois jours qui servent à passer le temps jusqu'au moment où il devra retourner chez lui. Durant tout ce temps on est dans l'attente de ce qui se passera lorsqu'il reverra ses parents mais... on ne sait pas. Il s'arrête juste avant. J'avoue m'être demandé à quoi servait de raconter une histoire comme ça, sans même nous donner l'issue de ce voyage. Une histoire sans chute. Par la suite je me suis rendue compte que le voyage en lui-même, les déambulations dans des endroits inconnus, à une époque que je ne connais pas est lui-même passionnant.


Conclusion
Adoré ce style novateur, même si on a du mal à s'y habituer. Toutes les "aventures" d'Holden sont aussi très amusantes à lire, parce qu'on (moi, en tout cas...) n'a pas l'habitude de ce genre de situations.

Ma note: 18/20

vendredi 20 avril 2012

Gatsby le Magnifique - F. Scott Fitzgerald

Quatrième de couverture
Nous sommes au lendemain de la Grande Guerre, le mal du siècle envahit les âmes.
C'est l'époque de la Prohibition et des fortunes rapides.
En 1922, Jay Gatz, désormais Gatsby, se retrouve fabuleusement riche.
Mille légendes courent sur son compte, qui n'empêchent pas les gens chic - et moins chic - de venir en troupe boire ses cocktails et danser sur ses pelouses. Gatsby le Magnifique joue la carte des folles dépenses pour éblouir Daisy, mariée à Tom Buchanan, un héritier millionnaire.
Le jour où l'espoir de conquérir sa bien-aimée s'évanouit, la fête prend fin brutalement...


Mon avis
Il m'a fallu un peu de temps avant de savoir ce que j'ai vraiment pensé de ce livre. C'est curieux, mais ça ne m'a pas tout de suite sauté aux yeux. 
Les actions s'enchaînent vite, ce qui est très agréable. Elles arrivent même très brutalement pour certaines, sans qu'on ne s'y attende. L'histoire est celle d'un rêve poursuivi avec acharnement depuis longtemps. Un rêve qui grandit, grandit et dont la réalisation ne sera jamais à la hauteur du rêve lui-même. En fait, la partie la plus "intéressante" (celle où le récit arrive, je dirais, là où il voulait en venir) ne dure que quelques pages pleines de suspens, d'émotions et d'action. 
Une chose est indéniable, c'est que l'écriture est formidable: parfois je ne comprenais même plus ce que je lisais, mais les phrases étaient tellement belles que ça ne me faisait rien. C'est rare pour une traduction, elles sonnent souvent très faux (pour moi, en tout cas). Beaucoup de mots très, très peu courants mais ça reste compréhensible. 
Une chose que j'ai adorée, c'est qu'il y a certains moments où l'émotion est vraiment très forte, j'avais l'impression d'être à la place d'un des personnages et de voir la scène.

En conclusion
Beaucoup aimé, c'est un livre qui fait réfléchir.


Ma note: 16/20